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Saint Henri

Peut-être serez-vous un jour sur les chemins de ce que fut l’empire de Henri II, lorsque nous fêterons le patron de notre paroisse, le 13 juillet ?Un saint à imiter, cet empereur batailleur, plus souvent en selle qu'’à genoux ? Un exemple à suivre par les chrétiens post conciliaires, ce prince sortant des ténèbres des âges barbares ?"Représentons-nous cet empire qui va des Flandres à l’'Oder, de la Baltique au sud de l'’Italie. Sans cesse le souverain parcourt à cheval ses provinces allemandes. A peine a-t-il touché les frontières de l'’Est qu'’on l'’appelle à l’'Ouest et au Sud : une diète à présider, une querelle où intervenir, une bataille à livrer, la consécration d'’une cathédrale à laquelle assister, et déjà le voila reparti en toute saison, par tous les temps. Plus ses trois expéditions au-delà des Alpes. Il ne s'’accorde de repos que pour les fêtes du Seigneur, tout donné alors à la liturgie et au recueillement". (Jeanne Ancelet-Hustache, Saint-Henri - Mame - p.90)Saint-Henri vit au XIe siècle, qui est encore un siècle de fer. Il ne peut se contenter de diriger son empire et de mener ses batailles comme un adepte de la non-violence.Henri ne cesse de se battre contre les princes, petits et grands, qui ont toujours un bon motif pour se faire la guerre. Concrètement, et vu au plan de la vie journalière des petites gens, cet état signifie que les paysans sont écrasés ; les récoltes qui ont demandé tant de peine sont dévastées, après quoi les princes ne se gênent pas pour venir récolter encore de lourds impôts chez ces petits "taillables et corvéables à merci". Cette situation anarchique ouvre la porte à d’autres méfaits : les bandits, la "mafia" de l’époque, emploient les mêmes procédés que les princes. Les paysans de jadis souffraient abondamment des "règlements de compte" entre princes.Un empereur imprégné de l’Evangile peut évidemment arriver à la sainteté en essayant de mettre bon ordre à tout ce gâchis. Henri passe des heures à écouter les doléances des petits contre les gros. Finalement, la décision tombe : le château-fort de tel prince sera rasé, puisque c’est de là qu’il part pour se livrer à ses rapines. Si, aujourd’hui, il nous arrive parfois de pleurer sur les ruines d’un si beau château, ne faudrait-il pas nous poser la question : cette ruine n’a-t-elle pas signifié l’espoir pour ces centaines et des centaines de petites gens sans défense, sans puissance, sans droits ?En travaillant à centraliser le pouvoir, Henri veut forger un instrument qui lui permette de protéger efficacement le peuple. Il a des colères terribles à l’encontre de qui ne veut rien entendre. Mais le moindre petit acte de contrition l’émeut assez pour pardonner... Tant d’efforts et une telle conception de sa mission ne font-ils pas penser à l’action de Jésus qui était toujours du côté des petits, qui avait des saintes colères contre les Pharisiens au cœur endurci ? La sainteté est l’imitation de Jésus.C’est à force d’énergie et de persévérance qu’il finit par atteindre son but. Mais il y parvient aussi par des moyens qui prouvent combien il avait le respect d’autrui. Sachant qu’il avait été jadis, duc de Bavière, prince parmi les princes, il ne voulait pas, en tant qu’empereur, imposer ses vues. C’est pourquoi il a réuni tant de diètes où les princes pouvaient librement donner leur avis. Lorsque les oppositions sont trop fortes, on ne le voit jamais imposer ses vues. Il attend. Si les résistances fondent, c’est à cause de la supériorité de son esprit et grâce à ses talents de diplomate et d’avocat des bonnes causes.Saint Henri pratiquait, avant l’heure, l’art difficile du dialogue, et il ne réduisait pas celui-ci à un monologue. Henri est un homme capable d’écouter l’autre. Même s’il ne précipitait pas les décisions, il avait le courage de ce que l’on considère parfois comme un privilège des puissants : la décision ! Décider est un acte qui peut faire mal. Notre Seigneur demande à ceux qui veulent le suivre de ne pas se retourner, mais d’aller droit leur chemin. Toute décision exige cette même détermination, après que tous les avis nécessaires aient pu s’exprimer.Henri vivait à une époque où les rois et les empereurs avaient le droit de nommer les évêques et les abbés des monastères. Certains en profitaient pour caser des gens peu recommandables mais envers qui ils avaient une dette de reconnaissance pour loyaux services. Henri eut toujours le souci de nommer des évêques dignes et capables. Sous son impulsion, ils visitent fidèlement leurs diocèses et y maintiennent le véritable esprit chrétien. De même eut-il le souci de la réforme des abbayes, notamment en ce qui concerne la pratique de la pauvreté et des autres vœux. Ceux qui refusent sont chassés et dispersés, et leurs biens répartis. Henri lui-même s’efforce d’appliquer à sa propre vie les règles monastiques. Peut-être a-t-il rêvé de se faire moine. Qui ne le ferait, plutôt que de mener cette vie accablante ?S’il ne le fit pas, c’est par fidélité à son devoir d'’état. Par fidélité aussi à son épouse, sainte Cunégonde, qu'’il aimait profondément.Saint Henri a vécu à une époque dure. Il a su y mettre l'’amour évangélique. Il a vécu à une époque de guerres et de violences. Il a travaillé à instaurer la paix. Il a essayé de réconcilier les gens qui s’affrontaient et s’opposaient. Il a montré combien il est important de savoir pardonner. Il y avait sans doute des scandales et des abus dans l’Eglise. Henri n’a pas quitté l’Eglise, il ne l’a pas injuriée, ni méprisée. Il s’est souvenu qu’elle était sa Mère. Il a exigé que ses enfants se purifient, et il s’est sanctifié lui-même, estimant que l’empereur devait être le premier à donner l’exemple.A une époque où les chrétiens veulent un idéal de sainteté qui parte de leur engagement dans le monde et au service du monde, Saint Henri n’est pas uin mauvais exemple. A l’époque où il nous est rappelé le rôle et la mission des laïcs dans l’Eglise, il est bon de se souvenir que Saint Henri était un "pieux laïc" qui était totalement donné à sa mission terrestre. Cet empereur est devenu saint en se souvenant toujours que son empire pouvait être une merveilleuse amorce du Royaume des cieux.A. Hendrix

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